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Dahia |
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| Marie Michèle Cangé, danseuse | ||||
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« Depuis ma tendre enfance en Haïti, mon lieu de naissance, le désir de danser m'est venu. Cela a débuté par une femme dont la troupe de fillettes qui se produisait au coin d'une rue près de chez moi. J'allais toujours regarder, ébahie par chacun des mouvements et des pas de danse; j'avais envie de danser avec elles. Puis un jour, la professeure m'a fait signe de venir dans le groupe. J'ai fait « Non » de la tête et je suis partie, d'abord emplie de peur et de gêne, mais ensuite de beaucoup de regrets. Plusieurs années plus tard, adulte je suis devenue, pratiquant les arts martiaux (Ninjtsu) depuis neuf ans déjà, voilà que je tombe, par pur accident, sur un cour de baladi dans un gym. Ma première impression de la musique vers 96 ou 97? Pas bonne du tout... Quelques mois après mon inscription, je commençai à devenir curieuse. Je me suis alors mise à observer la professeure de danse. Elle me semblait tellement enchantée, tellement gentille, que l'envie me prit encore une fois. Un vendredi, je demandai à une copine d'essayer avec moi, mais comme elle ne cessait de reporter, j'ai décidé d'y aller seule, en prenant soin de me cacher derrière une colonne pour ne pas être vue, encore trop gênée. Par la suite, j'ai décidé d'intégrer la danse de l'Orient à mon répertoire personnel. L'intérêt que la danse folklorique m'avait inspiré en Haïti, vers l'âge de six ou sept ans, s'exprimait enfin dans la réalité. Plus curieux encore, me voilà maintenant professeure à mon tour et j'enseigne cette danse dont la musique ne m'avait pas plu! » |
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| Photos | ||||
| © Dominique Chartrand | ||||